Selon le magazine Forbes, la “sharing economy”, l’économie du partage représenterait d’ores et déjà un marché de 3,5 milliards de dollars en 2013, en forte croissance de 25 %.

Ces montants reflètent sans nul doute l’émergence d’au moins 200 start-up qui, de par le monde, se sont “engouffrées” dans ce qui ressemble bien, sinon à une révolution, à une tendance forte.

Déjà, Airbnb qui permet de trouver et louer auprès de particuliers un appartement pour quelques heures ou quelques jours, a favorisé la réservation de quelque 10 millions de nuits dans plus de 33 000 villes et 192 pays. La France serait d’ailleurs son deuxième marché avec 27 000 logements disponibles. 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà “couchsurfé”.

Les pionniers sont suivis par un foisonnement d’initiatives témoignant d’une belle créativité : plate-formes de location de places de parking (Parkatmyhouse.com ou Parkcirca.com), de partage de taxi (Taxi2 , Taxistop), de stockage d’objets dans des entrepôts physiques, mis à disposition par des particuliers ou des entreprises (Storpod ), de location de vêtements à la dernière mode (Fashionhire, Rent The Runway …).

L’imagination est en oeuvre.

“On sent chez les étudiants une forte dynamique entrepreneuriale pour ces modèles alternatifs, en phase de structuration et de professionnalisation. Souvent encore en phase d’expérimentation, comme ces plates-formes de micro-finance. Cela va souvent de pair avec un engagement associatif et permet de sortir des codes réglementaires. De rénover des activités traditionnelles”, constate Olivier Delbard, professeur d’économie à l’ESCP cité par Le Nouvel Économiste.

Mais attention, le modèle C to C n’est pas exempt de défaut, et il vaut souvent mieux faire appel à un intermédiaire, tiers de confiance, qui saura régler les litiges et arbitrer entre les parties.

2 réflexions sur “ Le modèle C to C ”

    1. Bonsoir Monsieur,
      la question est pertinente. En effet nous permettons à des particuliers de financer d’autres particuliers. Mais aussi à des structures professionnelles de le faire (exemple: l’association l’arsep, vous trouverez le CP sur la page presse de Prêt d’Union): en ce sens Prêt d’Union fait du C to C mais aussi du B to C.
      deuxième point, comme nous exerçons dans le secteur bancaire, nous devons faire preuve d’un système bien plus sécurisé, où les échanges sont plus limités que par exemple sur de la location d’automobile entre particuliers. En ce sens aussi on peut considérer que l’on s’éloigne du C to C.

      Ceci étant, notre système est totalement mutualisé : tous les prêteurs prêtent à tous les emprunteurs. Ainsi si un emprunteur connait un défaut de paiement, le remboursement de tous les autres permet de compenser le défaut de paiement, qui n’impacte pas un ou quelques prêteurs, alors que les autres toucheraient leurs remboursements.
      Et en ce sens, on est vraiment dans un système « solidaire », bien plus que le C to C habituel !

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