Pour les candidats à l’emprunt immobilier, l’année 2014 offre de belles perspectives. Les taux d’intérêts ne cessent de baisser et sont à des niveaux exceptionnellement bas, ce qui est sensé faciliter l’accès au crédit à des taux défiants toute concurrence. Mais qu’en est-il vraiment ?

 
Des taux d’intérêts exceptionnellement bas
 

Aujourd’hui aux alentours de 2,90 % sur 15 ans (hors assurances) et de 3,20 % sur 20 ans, les taux d’intérêts ne sont pas partis pour repartir à la hausse en 2014. En effet, la BCE (Banque Centrale Européenne), pour soutenir l’activité économique, maintient ses taux d’intérêts à son plus bas niveau historique (0,25%) et les taux d’intérêts des obligations sur les marchés financiers sont eux aussi très faibles (1,94% en Mai). Or, les taux des crédits immobiliers sont basés sur ces taux. Les futurs acquéreurs devraient donc pouvoir se réjouir.

Mais tout n’est pas tout rose dans le monde du crédit. Il vaut mieux rester sur ces gardes et peser l’ensemble des risques et des frais qui peuvent s’ajouter au coût de votre crédit.

 
Le prêt immo : première source de litige
 

La faiblesse des taux d’intérêts donne des raisons aux emprunteurs pour chercher à renégocier leurs prêts. Mais ces rachats sont de plus en plus sources de litiges. En 2013, la Fédération des Banques Françaises (FBF) – chargée de régler à l’amiable les litiges entre les banques et les particuliers – a été sollicitée 2810 fois, en hausse de 10% par rapport à 2012. De plus, les problèmes relatifs aux crédits immobiliers sont de plus en plus nombreux relativement à ceux liés à la gestion de compte (découvert, clôture de compte, etc.).

Les renégociations de prêts représentent un manque à gagner pour les Banques. Entre indemnités de remboursement anticipé (IRA) et frais d’avenant, les banques s’en donnent parfois à cœur joie pour demander des montants très élevés à leurs clients malgré ce qui a pu être négocié lors de la souscription du prêt. Attention donc aux mauvaises surprises si vous souhaitez renégocier ou racheter votre prêt auprès de votre banque !

 
L’assurance et les frais de dossier : deux gouffres financiers
 

Obtenir un prêt peu cher c’est bien mais ce n’est pas tout. Les frais de dossiers peuvent être forfaitaires ou atteindre 1% du capital, plafonné à 500 €. Un conseil : négociez ! Pour vous fidéliser, la banque peut être prête à rogner voire supprimer ces frais de dossier.

 

Mais ce qui coûte le plus cher (après le remboursement des intérêts) reste incontestablement l’assurance ! Aucune banque ne vous accordera un prêt sans la souscription en plus à une assurance décès-invalidité. Depuis peu, il est possible de changer de compagnie d’assurance au bout d’un an si vous trouvez une meilleure offre ailleurs. Cette décision, qui ne fait pas plaisir aux banques (qui proposent des assurances) visent à donner plus de choix aux emprunteurs et à faire jouer la concurrence. Il faut dire que l’assurance est le premier poste de frais annexes au crédit. Atteignant en moyenne entre 0,20 à 0,50 % du montant emprunté, elle alourdie fortement le coût du crédit plus le montant de ce dernier est élevé.

 

Les banques sont très frileuses depuis le début de la crise et le resserrement des règles liées à la prise de risques les incite à être très prudentes lorsque elles accordent des crédits. Malheureusement, ça se solde en des frais d’assurance importants mais aussi l’invitation à souscrire à une assurance perte d’emploi et avant tout… il est plus que jamais nécessaire d’avoir un très bon profil de risque pour pouvoir bénéficier d’un prêt… et ce, malgré la faiblesse des taux d’intérêts.

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