Le mot « crowdfunding » est sur toutes les lèvres. Et pour cause ! La France, bien qu’en retard dans ce domaine par rapport aux états Unis, se positionne comme un précurseur et un leader du financement participatif en Europe.

Souvenez-vous, en février dernier, la ministre du numérique présentait une série de mesure visant à favoriser le développement du secteur du financement participatif en France.

La loi Pelletier, qui contient toutes ces mesures, va entrer en vigueur à partir du premier Juillet, faisant de la France le premier pays européen à se doter d’une législation claire dans ce domaine. Certains d’entre vous ce demandent peut-être encore à quoi cette loi va servir et pourquoi tout le monde en parle… C’est le moment d’avoir des réponses.

A quoi sert le crowdfunding ?

Le crowdfunding est un mode de financement de projet par le public. Il permet à des entrepreneurs de lever des fonds auprès d’un grand nombre de particuliers afin de financer des activités culturelles ou entrepreneuriales. Dans ce modèle, ce ne sont plus les banques ou les business angels qui prêtent mais bien toute personne qui le souhaite.

La loi Pelletier a surtout des implications sur la partie du crowdfunding qu’on appelle « equity ». Elle va permettre à des particuliers d’investir (jusqu’à 1000 €) directement dans des projets qu’ils auront choisi en prenant des parts (actions) dans l’entreprise.

C’est intéressant pour l’entrepreneur mais aussi pour l’investisseur

Pour l’entrepreneur : il permet de trouver du financement alors que les banques ou les fonds d’investissements auraient refusé de les financer.  Il crée une vraie proximité entre les investisseurs (particuliers) et les porteurs de projets puisqu’il n’y a plus d’intermédiaire entre les deux. Enfin, il donne de la notoriété au projet puisque la communauté des investisseurs peut relayer l’information plus largement.

Pour les investisseurs : il permet de choisir le projet que l’on souhaite financer et donc de prendre le contrôle sur son épargne et il offre des taux de rendements élevés (si le projet marche). Il permet également de diversifier son épargne.

Les inconvénients : les activités entrepreneuriales restent assez risquées puisqu’elles concernent des projets en lancement dont le succès n’est pas certain.

Pour plus d’informations vous pouvez aussi consulter le guide du crowdfunding qui permettra de connaitre tous les avantages, inconvénients, ou encore animer sa propre campagne de crowdfunding.

Paris, capitale européenne du crowdfunding

En 2014, Paris sera la capitale européenne du crowdfunding puisqu’elle accueillera en Décembre prochain (les 11 et 12) une conférence européenne sur le financement participatif organisée par L’European Crowdfunding Network (ECN).

L’objectif est de mettre en place une législation sur le financement participatif au niveau européen. Les enjeux sont importants puisque ce marché va représenter au moins 3 milliards de dollars en 2014 et s’avère être une nouvelle solution de financement pour les petites entreprises (soit pour les aider à se lancer, soit en complément).

 

En somme, la France s’engage pour ses petites entreprises et souhaite vraiment faciliter leur accès au financement dans le but de redynamiser l’activité économique. Pour une fois, la méthode employée par les pouvoir publics a été celle de la communication et devrait faire ses preuves. Une vraie médiation a été mise en place afin de tenir compte des besoins des PME et des start-up et l’assouplissement des règlementations (qui est assez rare en France) devraient profiter au secteur.

Il ne reste plus qu’à attendre et voir ce que 2014 réserve au financement participatif français.

 

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