Mardi 19 avril, l’Autorité de la concurrence a tapé sur les doigts de SFR. Ils ont condamné l’opérateur télécoms à 15 millions d’euros d’amende. Ils l’accusent de ne pas avoir respecté ses engagements à La Réunion et à Mayotte.

L’histoire

SFR est racheté par Numéricable en 2014. Pour que le groupe Altice qui détient ces deux sociétés ne soit pas seul opérateur du marché, l’Autorité de la concurrence impose à SFR de vendre une de ces filiales : Outremer Télécom. Patrick Drahi, le patron d’Altice, avait souscrit à ces engagements…. Mais avant de vendre, il a augmenté drastiquement les tarifs pour les abonnés : entre 17 et 60 %.
Le but de la manœuvre : récupérer de l’argent bien sûr, mais aussi faire en sorte que les clients quittent cet opérateur – qui n’appartiendra bientôt plus à Patrick Drahi- et aille chez un autre –qui sera toujours la propriété du patron de SFR.

SFR conteste

L’opérateur a immédiatement contesté, assurant « que les hausses tarifaires n’ont altéré ni la compétitivité, ni la viabilité de l’activité cédée ». L’opérateur n’exclut donc pas « d’exercer un recours contre cette décision ». Néanmoins, ce recours n’a toujours pas été déposé…. On peut donc s’interroger sur la viabilité de cette déclaration.

Mais alors vers qui se tourner ?

Le problème reste qu’il y a peu d’opérateurs téléphoniques à La Réunion ou à Mayotte. Actuellement, seul Orange propose une offre alternative, mais il ne représente que 31 % des clients à la Réunion, et 2 % à Mayotte. Faible place pour faire entendre sa voix.

Espérons que le nouvel acheteur d’Outremer Télécom proposera une offre juste à ses clients, et pourra offrir une alternative au milieu de cette oligarchie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *