Hitler a écrit « Mein Kampf » en prison en 1923, en espérant que le succès du livre puisse couvrir les frais d’avocat engagés à la suite de son putsch raté.

La première année, 9000 exemplaires ont été vendus. Cependant le succès du livre a suivi celui de l’homme politique, et en 1933, année où il devint chancelier d’Allemagne, 850 000 exemplaires ont été vendus.

En tout on estime que 10 millions de copies ont été finalement diffusées durant ses années au pouvoir, le livre étant distribué d’office aussi bien aux soldats qu’aux jeunes mariés. Au mieux de son succès, il a procuré 1M$ de royalties par an à Hitler (soit l’équivalent d’environ 12 M$ de nos jours) et au total, près de 8M$.

Hitler avait en outre institué un système de rétribution pour l’utilisation de son image par le parti Nazi puis l’Etat Allemand.

Que sont devenus les millions du Fürher après la guerre, son neveu ayant décliné l’héritage ?

Ils sont revenus à l’Etat de Bavière qui les reverse depuis, à des associations caritatives. Par un incroyable retournement de l’histoire, le Mal s’est donc mis au service du Bien. Les royalties dégagées par le livre à l’étranger étaient déjà confisquées depuis le début de la guerre au profit d’associations. Seul couac, aux Etats-Unis, la maison d’édition qui a racheté les droits du livre à la fin de la guerre pour 37 000$, en aurait tiré 700 000$ depuis, pour son seul profit.

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