Nos données personnelles, les traces et informations que nous laissons tous sur Internet valent beaucoup d’argent. C’est le constat réalisé par David Auerbach dans un passionnant article publié sur le site Slate.fr.

L’auteur cherche à vendre ses données alors que depuis des années, il a tout mis en œuvre pour réduire au minimum le volume d’informations personnelles qu’il laisse (gratuitement) sur Internet. Il a ainsi désactivé les fonctions de géolocalisation de son téléphone portable, bloqué toutes les publicités qui auraient dû s’afficher sur son écran, évité de détailler sur tel ou tel réseau social son parcours professionnel, volontairement limité toutes les informations sur ses goûts et ses achats, sans parler de ses opinions politiques qu’il a su garder aussi secrètes qu’anonymes.

Mais aujourd’hui, il met ses données en vente et veut calculer leur valeur.

Quelques exemples :

Profil Facebook : 11 000$ soit la capitalisation boursière de Facebook (110 milliards) divisée par le nombre d’utilisateurs (200 millions chaque jour).
Parcours professionnel : 6 200$ (valeur en bourse de Linkedin : 31 milliards divisée par ses 100 millions d’utilisateurs.) Le prix semble assez surévalué.
Déplacements : l’auteur est prêt à indiquer occasionnellement le lieu où il se trouve et met ce service aux enchères. Prix de départ : 500$. Pour l’exhaustivité de sa géolocalisation, il demande 50 000$ (Valeur de Foursquare en bourse (800 millions) divisée par ses 30 millions d’utilisateurs).

La critique est acerbe et démontre bien l’importance que prennent aujourd’hui nos données personnelles aux yeux des entreprises qui souhaitent en savoir toujours plus sur les consommateurs et leurs clients. Elle démontre aussi l’absurdité des capitalisations boursières de ces entreprises dont l’activité réelle consiste à collecter les données plus qu’à offrir un réel service à leurs abonnées.

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