L’assurance emprunteur est obligatoire pour prétendre souscrire un emprunt immobilier. La loi dite “loi Lagarde” du nom de l’ancienne ministre de l’économie, devait faciliter la dissociation entre la banque prêteuse et l’assureur. En clair, rien ne devrait plus obliger l’emprunteur à souscrire l’assurance proposée par le banquier.

Dans les faits, et selon le rapport rendu public par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, la situation s’est même dégradée depuis l’instauration de la loi. La moitié du marché est ainsi toujours monopolisé par trois grandes banques (Crédit Agricole Assurance, Assurances du Crédit Mutuel et BNP Paribas Cardif).

Hausse des prix

Alors que la loi Lagarde avait entre autres comme objectif de faire baisser les prix en instillant une plus grande dose de concurrence, la situation a en réalité empiré. Selon l’étude de l’UFC, les prix ont augmenté depuis 2008 alors et la part de marché des assureurs non-bancaires a diminuée.

Au final, la loi a nullement amélioré la situation. 70% des personnes interrogées par l‘UFC disent avoir subit un chantage tarifaire pour limiter la concurrence. «Il y a un conflit d’intérêts car le banquier doit vérifier la qualité de l’assurance tout en étant lui-même vendeur d’assurance. C’est d’autant plus problématique que c’est lui qui décide au final», explique Maxime Chipoy, responsable du service des études à l’UFC dans les colonnes du Parisien du 29 août dernier.

2,2 milliards d’euros de marge

Selon les calculs de l’association, l’assurance emprunteur représenterait un chiffre d’affaires annuel d’environ 5,7 milliards d’euros et rapporterait 2,2 milliards d’euros de marge chaque année. De quoi motiver les banquiers-assureurs.

Une raison de plus pour séparer les métiers ? Banquier ou assureur : choisissez les bons fournisseurs qui ne sont pas forcément les mêmes.

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