Le mercredi 27 novembre dernier, les députés ont approuvé en commission un amendement de LREM qui vise la suppression de l’impression systématique des tickets de caisse pour les montants de moins de 30 euros, sauf demande expresse du client, d’ici le 1er janvier 2022. 

Il s’agit d’un amendement de la députée de l’Hérault Patricia Mirallès au projet de loi anti-gaspillage dont l’examen en séance publique a démarré ce lundi 9 décembre (Lire le texte officiel). 

Les tickets de caisse sont dangereux pour la santé

La grande majorité des tickets de caisse distribués dans les commerces sont non recyclables et contiennent du Bisphénol A (BPA), une molécule issue de l’industrie plastique, perturbateur endocrinien, qui présente des risques de santé pour les consommateurs.

Parmi ces risques, on peut notamment citer : les déséquilibres hormonaux, les risques d’obésité, les risques de diabète, les troubles du comportement chez l’enfant, l’altération du développement neurologique ou les maladies cardio-vasculaires. 

Par ailleurs, le lavage des mains facilite la pénétration de la molécule dans le corps. Mieux vaut donc éviter de les manipuler sinon préférer l’usage des gants. Déjà en 2011, certains médecins français recommandaient que les employées de caisse enceintes ne soient pas exposées à cette substance à risque pour le développement du foetus.

Les tickets de caisse polluent l’environnement

Le Bisphénol A ne peut être recyclé et les tickets de caisse en contenant relâchent cette substance dans l’environnement. 

Important : La majorité des tickets de caisse sont donc non recyclables et ne doivent pas être déposés dans la poubelle dédiée au papier.  

D’après la députée de l’Hérault, environ 12,5 milliards de tickets de caisse sont imprimés chaque année en France. En novembre 2018, elle déclarait : « Une petite boulangerie utiliserait environ six rouleaux de 80 mètres de papier par mois, à environ 1,30 euros l’unité, un bureau de tabac, environ un par jour et un hypermarché, plus de 10.000 par an». De plus la durée de vie de ce bout de papier ne dépasse souvent pas quelques secondes. 

Laissons tomber le ticket de caisse

Les tickets sont presque systématiquement imprimés puis jetés à la poubelle. Plutôt que de faire du papier la norme à l’achat, l’idée serait de proposer systématiquement le ticket sous forme électronique via sms ou email, avec la possibilité d’avoir le ticket sous forme papier si le client le demande. Cela permettrait ainsi d’économiser de l’eau, du papier, de l’argent au commerçant, et de réduire le nombre de déchets. 

Certains fournisseurs de terminaux de paiement tels que SumUp ou iZettle ont déjà supprimé l’imprimante sur leurs machines et proposent l’envoi du ticket au client par sms ou email si ce dernier le souhaite. 

Et maintenant ?

Dans un premier temps, la mesure ne devrait être appliquée qu’aux achats de moins de 10 euros. Elle sera ensuite élargie à ceux de moins de 20 euros en 2021, puis de 30 euros en 2022.

Le projet de loi contient au total 2400 amendements qui seront tous débattus dans les prochains jours, jusqu’au 20 décembre. Parmi l’ensemble des grands principes qui seront également discutés, nous retrouverons le retour possible d’un système de consigne pour les bouteilles, l’interdiction de la destruction des invendus alimentaires ou la lutte contre l’obsolescence programmée dans l’électronique.

Chez Younited, nous l’avons bien compris, le papier a fait son temps ! C’est pourquoi nous proposons un parcours 100% digital et zéro papier depuis le 8 mai 2019. 

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