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Villes flottantes : l’utopie des géants de la Silicon Valley

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Les géants de la Silicon Valley, après avoir révolutionné les industries de l’informatique et de la technologie et amassé des milliards, ont des ambitions qui vont au-delà de l’imaginaire : construire des micro-nations en plein milieu de l’océan qui ne seraient soumises à aucune règle.

Pas assez de libertés, des politiques trop contraignantes, des lois qui empêchent l’innovation… de plus en plus de manias des nouvelles technologies ont le sentiment que les systèmes de gouvernance actuels nuisent à la « vraie innovation ».

 

Leur idée ?

Construire des territoires off-shore, de véritables Etats en plein océan ne dépendant d’aucun gouvernement est pour eux la seule alternative possible pour développer une société où la liberté et l’innovation seraient les maitres-mot. Autrement dit, construire une société à leur image : riche, technologique et libertarienne.
Le courant libertarien milite pour un capitalisme pur, avec une liberté complète des échanges et une coopération entre les individus. Ils respectent la vie privée mais rejettent toute intervention de l’état en dehors de ses fonctions régaliennes (police, justice, armée).

Se sentant trop éloignés des principes qui régissent leur pays, les libertariens qui sont aussi souvent les géants du Web (Paypal, Apple, Amazon, Google) entendent créer leurs propres sociétés qui seraient en fait de véritables colonies futuristes.

 

Le projet délirant de Seasteading 

En 2008, le petit fils du grand économiste Milton Friedman, Patri Friedman, créé Seasteading Institute, une association qui milite pour la création de ces villes flottantes, complètement indépendantes et en 2009 il organise un concours pour imaginer ces villes flottantes.

projet ville flottante 1 seasteading

 

Alors, utopie ? Pas tant que ça. Même si la construction de ces cités se heurte encore à des contraintes techniques importantes, ses défenseurs se voient créer « la nouvelle génération de gouvernance » en s’émancipant des lois. L’idée est de repartir de zéro pour tout reconstruire.

De cette façon, tout est imaginable :

Ces nations pourraient se spécialiser dans l’aquaculture, la thérapie génique, les services médicaux ou encore le cloning. Elles pourraient abriter des centres de détention ou devenir le lieu d’une retraite paisible…
Les villes auraient un PDG, les citoyens seraient actionnaires, chaque individu serait son propre banquier, on paierait en bitcoins, on échangerait des sushis contre des steaks et le trans-humanisme serait devenu banal.

 

Les premières pierres du projet sont déjà posées

Finalement, ces lieux seraient le paradis des start-up, réunies pour inventer le monde de demain. A la fois laboratoire technologique et politique, ils permettraient d’essayer de nouveaux modes de gouvernance afin de voir ce qui marche le mieux.

En attendant, la première étape est l’installation d’un navire-pilote, incubateur d’entreprises high-tech, à 22 km au large des côtes californiennes où des entrepreneurs pourraient venir installer leur business. Il est destiné à accueillir « tous les génies du monde entier » et la première colonie des manias de la technologie pourrait prendre la mer en 2015…

 

Difficile à imaginer aujourd’hui ? Comme dit Patri Friedman, « dans dix ans, la science-fiction deviendra réalité ». L’océan serait-est en passe de devenir la prochaine frontière de l’humanité ?

 

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