Le West Web Festival : le RDV des acteurs de l’économie digitale

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Le festival des Vieilles Charrues se met à l’heure digitale en accueillant en ouverture le West Web Festival pour la seconde année consécutive. Au programme : des entrepreneurs de talents dans le secteur numérique pour parler de disruption et de digital, le tout accompagné en musique. Geoffroy Guigou, cofondateur de Prêt d’Union, a été convié à cet évènement afin de partager sa vision de l’ubérisation du secteur financier et de l’aspect disruptif de Prêt d’Union.

Pas de frontière pour la révolution digitale

C’est le thème choisi pour cette seconde édition du West Web Festival et l’état d’esprit général s’oriente clairement celui accélération de la révolution digitale. L’idée du « sans frontière » s’articule autour du principe que tout en terme de digital est ouvert (open source, open protocols, open mind …) c’est une ouverture sur le monde. L’ensemble des secteurs sont touchés et il faut réapprendre à travailler avec le digital.

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Que ce soient les banques, l’immobilier ou encore le transport de personnes, aucun secteur n’est épargné par les assauts des nombreuses start-up rivalisant d’innovation.

Les startups battles

De plus 4 « startups Battles » ont par ailleurs rythmées le festival en opposant 8 start-ups sur scène pour présenter leur concept, et avec à la clé un voyage dans la Silicon Valley. C’est la start-up CashWay qui a convaincu le jury composé de Pierre Kosciusko-Morizet et de Frederic Mazzella (CEO de BlaBlaCar).

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Le principe de CashWay est de permettre de payer en espèce sur internet, en somme pas de carte bancaire ou de virement à effectuer. CashWay réserve pendant 72h votre panier sur le site de e-commerce, et il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans le point de vente le plus proche pour effectuer le paiement en « cash ». Même si le principe de CashWay est très simple, il repose surtout sur un concept qui permet de limiter le risque de fraude et d’usurpation d’identité sur internet.

L’Ubérisation du secteur bancaire

Prêt d’Union, a tenu une conférence lors de la première journée sur le thème de l’Ubérisation du secteur bancaire. Il faut dire que ce secteur est sous la pression de trois éléments :

  • la réglementation (Bâle III et la réforme du crédit à la consommation)
  • Les attentes insatisfaites des clients
  • Le retard pris sur le numérique et sur la culture digitale

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En réaction à la poussée épidermique des FinTechs, les banques tentent de réagir tant bien que mal à coup de campagnes de communication. Leur but : faire croire qu’elles ne sont plus des banques, « c’est le monde à l’envers ! C’est comme si la SNCF ne voulait plus faire voyager les gens ! ». Le boom de l’investissement dans les FinTechs est un signe très positif pour l’avenir, mais les attentes sont importantes. Avec un fonctionnement plus flexible, les FinTechs peuvent s’adapter plus facilement et plus rapidement aux demandes des clients.

Prêt d’Union est une FinTech qui a comme objectif de changer la banque de détail grâce à sa plateforme de crédit entre particuliers en ligne. Agréé par l’ACPR, Prêt d’Union est la seule société de Peer-to-Peer Lending à avoir reçu cet agrément, et elle peut donc s’attaquer au monopole des banques. Pour appuyer son raisonnement disruptif, Prêt d’Union choisit la transparence et propose directement sur sa page d’accueil les avis de ses clients ainsi que les statistiques en temps réel. De nos jours « aucune banque ne peut se permettre de faire cela, nous le pouvons car c’est ancré dans notre ADN ». De plus l’expérience client est totalement différente, puisqu’un client ou un futur client peut connaitre 24h/24 et 7j/7 le montant qu’il peut emprunter. « Cela va à l’ opposé des dogmes de risque des banques » ce qui permet donc à Prêt d’Union de se différencier des institutions financières traditionnelles.

L’avenir de Prêt d’Union

Pour conclure son intervention, Geoffroy Guigou est revenu sur la récente levée de fonds de 31 millions d’euros de Prêt d’Union. Après plus d’un an de préparation et de discussion, cette levée de fonds permettra à Prêt d’Union de se développer à l’international (en Italie et en Espagne en 2016). « C’est un projet de 10 à 20 ans, Prêt d’Union va encore continuer de se développer pour atteindre sa vitesse de croisière ». Lending Club aux Etats-Unis est un modèle pour Prêt d’Union, mais la FinTech française fait même mieux avec une croissance beaucoup plus soutenue dans le temps. Prêt d’Union prépare également des partenariats commerciaux, « rien de précis encore, mais les partenariats d’Uber avec Zopa et Tesla avec Lending Club sont des exemples intéressants en la matière ».

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