11.000 personnes escroquées par la BNP !

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En ce moment, les banques font les gros titres. Après la Société Générale et sa potentielle implication dans l’affaire des Panama Papers, c’est au tour de BNP d’être sous les feux des projecteurs. En cause ? Sa condamnation à 187 500 euros d’amende pour pratique commerciale trompeuse.

De quoi s’agit-il ?

En 2001, la banque a proposé un nouveau placement alléchant à ses clients : en dix ans, les épargnants devaient tripler leur mise en investissant sur «BNP Garantie Jet 3». Ce nouveau produit avait séduit 11.000 nouveaux souscripteurs.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles » disait Oscar Wilde qui, assurément, n’avait pas souscrit à « BNP Garantie Jet 3 ». Dix ans plus tard, le bilan est catastrophique. Non seulement l’épargne des clients ne s’est pas envolée près des planètes, mais pire, elle a commencé à creuser : les épargnants ont ainsi vu leur capital diminué de 10 % environ.

Convaincus d’avoir été dupés par la NASA BNP, les clients se regroupent et attaquent BNP Paribas en justice.

Que reproche-t-on à BNP ?

L’une des stratégies de la banque consistait à prétendre que ce produit s’adressait à des clients «avertis» et «aisés». Les avocats des épargnants ont réduit cet argument à néant avec, entre autres, deux exemples concrets : un client qui ne gagne que 1.500 euros par mois et une dame âgée de 87 ans au moment où le placement lui a été vendu.

L’avocate Hélène Feron-Poloni, qui défend de nombreux souscripteurs, a dénoncé des promesses intenables : d’une part, le triplement du capital, impossible à réaliser et basé sur des calculs impossibles à comprendre pour la clientèle ; d’autre part, l’ambiguïté volontairement entretenue sur la garantie du capital des épargnants qui, pour ces mêmes clients, s’entend généralement hors frais.

Qu’est-ce qui a été jugé ?

Lors de la procédure, le parquet avait réclamé une condamnation à 100.000 euros, estimant que la banque était coupable de pratiques commerciales frauduleuses, c’est-à-dire qu’elle avait délibérément menti et fait des promesses qu’elle savait qu’elle ne pourrait pas tenir.

Le parquet a rendu son verdict lundi 11 avril. BNP Paribas est coupable et devra verser 187.000 euros de dommages et intérêts. Mais ce montant devrait encore s’alourdir. En effet, il correspond aux remboursements de la toute petite partie des épargnants qui ont attaqué BNP Paribas… A défaut d’avoir touché les étoiles, les autres souscripteurs pourraient, eux aussi, avoir envie de récupérer leur fusée.

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