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«C’est là que j’ai compris que le système était vraiment « arnaquons les pauvres » !»

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L’homme qui parle s’appelle Steve Eisman. Et il est l’un des protagonistes principaux du livre The Big Short : Le Casse du siècle, dont le film éponyme sortira aujourd’hui en salle. Retour sur l’histoire vraie de quatre américains qui, en 2005, vont comprendre le dérèglement du système financier et vont en tirer profit légalement en réalisant l’impensable : parier contre la banque !

L’histoire

C’est donc l’histoire d’une escroquerie à l’échelle internationale : celle du système bancaire américain. Michael Burry joué par Christian Bale, travaille pour une grande banque d’affaire et se rend très vite compte que les prêts hypothécaires accordés sans retenue aux foyers américains ne pourront être remboursés et mènent à la faillite du système. Avec trois autres acolytes (joués par Brad Pitt, Ryan Gosling et Steve Carell), il va obtenir la création d’un instrument (les Credit Default Swap) qui va leur permettre de parier sur l’écroulement de ce marché obligataire en plein boum en 2004…

Un système de Ponzi, kézaco ?

La principale trouvaille des 4 américains est simple : si les prêts hypothécaires accordés par les banques aux foyers américains ne pourront pas être remboursés, c’est parce que la banque a fondé son modèle économique sur le système de Ponzi.

Kézaco ? Un montage bancaire frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.

Vous ne me suivez pas ? Prenons un exemple pour expliquer ce système :

La banque prête au client A pour un stylo qui coûte 1 euro. Si le client ne peut pas rembourser, la banque possèdera donc le stylo. Mais si le client ne remboursait pas, le stylo, un peu usité ne vaudra plus tout à fait un euro, mais peut-être 80 cents.

Pour couvrir les 20 cents manquants, la banque va inciter deux nouveaux clients, B et C à acheter également un stylo à un euro chacun, par hypothèque également. Elle a donc deux euros, mais deux euros virtuels pour se couvrir si jamais A ne payait pas….

Mais il faut maintenant se couvrir si B et C ne pouvaient pas rembourser… Elle va donc inciter quatre nouveaux clients à prendre un crédit par hypothèque…. Et ainsi de suite.

Replacer les stylos par des maisons, et le 1 euro, par plusieurs centaines de milliers de dollars, et vous obtiendrez alors le système frauduleux  mis en place par les banques américaines en 2005.

C’est cette découverte qui va conduire les protagonistes principaux à anticiper la fin du système : les banques escroquent les gens en leur prêtant de l’argent qu’elles n’ont pas réellement (qu’elles n’ont qu’hypothétiquement, si les gens remboursent bien leurs emprunts). Un jour, il n’y a plus assez de nouveaux clients pour couvrir les dépenses des emprunteurs déjà en place, et les banques vont imposer des mensualités plus importantes aux emprunteurs. Les ménages américains ne vont pas pouvoir suivre cette augmentation et les maisons vont être saisies et mises en vente. Mais il y a plus de maisons que d’acheteurs : le prix de l’immobilier s’effondre alors, et les banques se retrouvent propriétaires de maisons qui ne valent rien. Le système bancaire s’écroule.

Pourquoi aller voir ce film ?

Les films qui ont traité le sujet de l’écroulement du marché immobilier et du fonctionnement des banques sont nombreux : La principale force des protagonistes principaux est leur capacité à aller contre la majorité, spécialement quand elle est puissante. Et c’est peut-être là le message du film : le consensus n’est pas la clairvoyance.
Chez Prêt d’Union, nous partageons cette idée et c’est pour cette raison que nous nous sommes battus pour obtenir l’Agrément de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) alors que les banques semblaient la seule solution pour obtenir un crédit.

Alors vous aussi, sortez des sentiers battus !

 

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