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Être riche oui, faire comme les riches non !

Être riche oui, faire comme les riches non !

Dure réalité, aujourd’hui, de plus en plus de « riches » choisissent de prendre la poudre d’escampette et de mettre leurs capitaux à l’abri de toute imposition. Rockeur en Harley, sportif à raquette ou simples volatiles parisiens, ils ont décidé de dire non au gouvernement et de filer vers d’autres augures. Le sujet suscite bien des réactions et fait parfois place à des débats houleux par le biais de billets d’humeur interposés ( voir les échanges d’Audrey Pulvar contre Pierre Chappaz et Patrick Robin)

Querelle des sphères médiatico-sociales ou vrai débat de société ?

C’est ce que Prêt d’Union a voulu savoir en interrogeant avec l’Ifop, des français de tous bords pour sonder votre ressenti vis-à-vis de cette classe dite « des 1% ».

Au sortir de cette étude, une réalité s’impose : la perception des riches n’est pas si facile à définir et peut parfois admettre certains paradoxes.

Premier constat : Devenir riche = mission séduisante mais impossible

En effet, alors que 76% estiment qu’il est bien de vouloir gagner de l’argent pour autant seulement 37% se sont fixé comme objectif de devenir riche. Paradoxe incohérent ? Pas nécessairement, si l’on note que 31% des interviewés estiment que la société française ne nous encourage pas à atteindre cet objectif. Dur fatalisme que voilà, le français a besoin d’encouragement et de raison de croire en ses projets !

Deuxième constat : Etre riche = passer dans le côté obscur de la force

Dure dure la vie des riches! Les rares qui se sont démenés pour obtenir leur statut de « riche » sont finalement considérés comme les vilains petits canards de la patrie. En effet, selon 78% de nos interviewés, il est mal perçu de nos jours d’être riche.  Les personnes âgées de plus de 65 ans, les catégories socioprofessionnelles supérieures et celles dont les revenus excèdent 4 500€ par mois sont d’ailleurs les premiers à faire ce constat.

Mais pourquoi tant de haine? D’après notre enquête, cette image ternie des riches serait en partie dûe à un manque d’exemplarité (82% des interviewés leur reprochent leur comportement). Et pourtant, en plus d’être exemplaires, 41% de notre échantillon pensent même que les riches devraient s’acquitter de devoirs supplémentaires.

Moralité : Rester juste avant d’être riche

Mais être exemplaire, c’est quoi ? Selon ces mêmes sondés, on demande simplement aux riches d’essayer de participer à l’économie réelle et de nous aider à relancer la machine économique de la France. Aider la création d’emploi (cité par 70% des interviewés), payer ses impôts en France (84%), ça ce sont des causes qu’on aimerait les voir plaider en priorité. Après tout, ces riches, s’ils en sont là maintenant, c’est quand même un peu grâce à la France donc pourquoi ils ne lui diraient pas merci ? Heureusement, de beaux exemples font quand même la part belle aux clichés comme les business angels Marc Simonici ou Pierre Chappaz et leurs soutiens financiers à des jeunes startups françaises. Etre riche ça ouvre des perspectives de faire de grandes choses, alors autant en profiter pour qu’elles soient belles et là c’est sûr, on leur dira un grand merci !

Nouvelles perspectives 

Alors que 70% des interviewés pensent qu’ils doivent aider à créer de l’emploi en France, il est désormais possible d’investir responsable et intelligent ! De nombreuses initiatives de crowdfunding voient le jour pour permettre à ces privilégiés de marcher main dans la main avec la France et de financer des projets d’économie réelle. Des investissements utiles (sur des projets aussi divers et variés qu’un achat de machine à laver, un projet d’entreprise ou la préparation d’un mariage) qui serviront à relancer la consommation et l’économie mais surtout de redonner aux français la possibilité d’accomplir des projets qui leur tiennent à cœur.

Etude Prêt d’Union réalisée avec l’Ifop auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. 

 

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